![lapetiteromantique:
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Kisses :]
A kiss could save me now.](http://25.media.tumblr.com/tumblr_m4o44uOF1g1qiwiddo1_500.png)
Kisses :]
A kiss could save me now.
Parfois, il faut accepter que quelques années peuvent faire une différence énorme dans notre personnalité, dans notre manière de vivre. Il faut cesser de voir avec regrets une période ou on se croyait extravagante et ponctuée de folies. Il faut arrêter d’idéaliser des soirées trop alcoolisées, des inconnus qui se fichaient de moi, des nuits en carence de sommeil. Il ne faut plus se faire croire qu’on a vraiment envie de sortir et rentrer tard à tous les soirs.
De temps en temps, il est encore agréable d’aller danser entre amis, mais ce n’est plus une obligation à toutes les fins de semaines. Il fut un temps ou ne pas aller dans un bar le vendredi et le samedi soir me donnait l’idée que j’étais nulle ou que je n’avais pas une vie digne d’intérêt. Même si on est jeunes, il y a une vie en-dehors de l’alcool et des bruits assourdissants nous empêchant de discuter.
Je peux facilement passer plusieurs semaines sans boire une goutte d’alcool sans ressentir de manque. Je ne ressens plus le besoin de consommer sans modération. J’apprécie le fait de danser sobrement. Je ne regrette pas les matins au réveil difficile, les regrets des niaiseries faites sous l’effet des nombreuses bières. Lorsque je sors, je le fais différement d’il y a trois ou quatre ans. Plus sagement peut-être.
Il faut que je comprenne que je ne suis pas devenue ennuyante pour autant. Je ne deviens pas dénuée d’intérêt parce que je dors très souvent à 3h du matin. Je suis plus en paix avec moi-même en ne sortant pas d’un bar la mine triste parce que personne ne m’a remarqué. Je n’ai plus besoin du regard d’étrangers pour me sentir belle ou intéressante. J’ai appris à respecter mon changement de tempérament.
J’ai compris qu’il est possible d’avoir autant de plaisir en buvant du thé que de la bière et en parlant plutôt qu’en se criant dans les oreilles pour s’entendre. Peut-être est-ce un peu grâce à nos soirées A ou peut-être est-ce seulement un concours de circonstances. J’ai compris qu’il est plus facile d’être soi-même plutôt que de tenter d’être un personnage que je ne suis pas. Être plus heureuse en m’assumant dans ma routine plus tranquille.
Frank Sinatra - Come Fly With Me
Dans les soirées froides et pluvieuses, Sinatra est toujours de circonstances.

Mon nouveau tattoo , sur la hanche.
Pour ne jamais cesser de croire en moi, peu importe ce qu’on dit, peu importe les autres.
Avoir confiance.
Il y a ce téléphone, cet ordinateur que je ne cesse de regarder sans qu’il n’émette davantage de signe de vie. Tout ce silence, cette indifférence. Ces longues soirées répétitives passées à regarder des séries télévisées et lire. Vouloir les appeler tous, mais toujours penser que je les dérangerai, qu’ils n’ont pas envie de me voir. Trop de temps à tourner sur moi-même dans la maison sans savoir quoi faire. Une incapacité à être productive, par ennui, par démotivation. Croire que je dois me ménager, conserver mon énergie au risque de m’écrouler. Peut-être est-ce parce que je sens encore une vulnérabilité, une sensibilité qui me tord et menaçerait d’influencer mes actions ou mes paroles.
Je me dis que c’est du temps de repos que je dois m’accorder, mais j’ai de la difficulté à assumer de me trouver si ennuyante. Je suis toujours remplie de projets et d’idées, mais le soir arrivé, je n’arrive qu’à vouloir rentrer en sécurité chez moi. Je ne bois pratiquement plus, ce qui est sûrement une bonne chose, mais j’ai l’impression d’avoir perdu mon pétillant, mon énergie qui me rendait amusante. Je suis avec elle et malgré sa fidélité et sa gentillesse, j’ai toujours peur qu’elle aie envie d’une amie comme celle que j’étais il y a quelques mois, avant tout ça.
Alors, une dose de courage pour affronter les déceptions que j’ai peur de créer. De l’insouciance, en petites gorgées, pour cesser de tout anticiper, de croire au pire, de mettre tout le monde dans la même catégorie. Se laisser le bénéfice du doute. Regarder le petit mot sur ma hanche, le regarder jusqu’à ce qu’il soit bien ancré dans ma tête. Ne jamais le perdre de vue. Ne pas me croire faible, mais en rémission, en transition vers une version de moi-même qui sera meilleure.